post

La coupe vanille fraise un peu boostée

Salut toi ! Je sais que tu te disais « ouais on s’ennuie quand t’es pas là il fait chaud on sait pas quoi faire ». Et bah voilà, je reviens ! Et ouais le thermomètre tourne à 38° dehors et comme j’ai pas de piscine, je me rafraichis comme je peux ! Alors aujourd’hui on va faire tous les deux un petit cocktail à base de glace à la vanille et de fraise. Même toi tu pourras le faire sur le pouce, parce que tu auras tous les ingrédients chez toi. Ouais je sais, j’ai pris de la maturité. Allez on se bouge, les invités arrivent dans 1h chrono !
coupe Vanille fraise
 

Liste des ingrédients (t’as vu?!) :

– des fraises (une barquette pour 2 personnes)
– une BONNE glace à la vanille
– de la cassonade
– une brique de crème fleurette mascarpone
– du poivre
– un petit suisse (par personne)
– un citron vert et un citron jaune
– du sucre
– de l’eau (ça t’fera pas de mal)
 
On va commencer par faire un coulis de fraises. Tu vas prendre une dizaine de petites fraises coupées en morceau, ainsi qu’une pincée de cassonade, qu’on va faire revenir 5 minutes dans une casserole. Tu transvases dans un bol mickey et tu rajoutes 4-5 tours de moulin à poivre (ouais je sais c’est mon côté chelou mais tu comprendras pourquoi plus tard). Il faut vraiment mettre cette quantité là. Sinon en refroidissant et avec le mélange, ça ne ressortira pas. ne mets surtout pas le poivre pendant la cuisson, tu perdrais tout ses arômes. Tu mets au frais !
 
 
 
On recoupe une dizaine de fraises en petits morceaux. Tu ajoutes un petit suisse que t’as volé à ta fille et qu’elle va te réclamer en chouinant quand elle aura fini sa sieste, un tout peu de citron jaune et on a des fraises bien punchy ! Pareil il faut qu’on sente vraiment le citron. Surtout pas de sucre hein, ça ne m’intéresse pas du tout dans ce dessert. Tu peux aussi sortir ta glace du congelo ! Et tu peux la faire toi même en fouillant sur ce blog, je t’en serai super reconnaissant 😉 Sinon j’ai une tolérance particulière si à Tours tu utilises la glace vanille de la ferme de la Gautraie ou du Palais de la glace !

C’est gourmand mais pas croquant

 
 
On va maintenant faire un caramel. Tu prends 100gr de sucre pour 2 cuillères à soupe d’eau. On fait monter jusqu’à ce qu’il ait une belle couleur dorée mais pas trop. Moi je rajoute une toute petite cuillère de colorant en gel rouge. Tu le sors tout de suite du feu. Hésite pas à utiliser une spatule exoglass. Ça résiste à la chaleur, et c’est super pratique.
Ensuite tu attends un tout petit peu que le caramel refroidisse. Il doit former un petit filet quand tu le lâches de la cuillère. Sur un papier sulfurisé, tu fais ta plus belle sculpture en faisant des formes avec ta cuillère (mets la à 10cm de hauteur).
caramel
 
 
Dernière étape : on va monter la crème mascarpone. Mets en 25cl et 2 cuillères de sucre si tu veux mais pas plus. Ne la monte pas trop, il faut pas que ce soit du beurre ! Mets bien tout au congélateur 10 min avant, surtout si il fait très chaud … Mais le mascarpone permet une bien meilleure tenue.
 
Je n’ai pas précisé, mais règle élémentaire : ON NE MET JAMAIS DES FRAISES SORTIES DU FRIGO DANS UN DESSERT ! On ne les lave pas (on perd tout le goût) et on les prépare au dernier moment.
 

Dressage :

Dépose le coulis au fond de ton verre. Mets ensuite tes fraises et ton petit suisse avec 2 boules de glace vanille. Remet un peu de coulis et fait un beau dressage avec ta poche à douille. Promis, je t’expliquerai bientôt comment faire. Ajoute quelques fraises en morceau, un zeste de citron vert et ta sculpture magnifique en caramel rouge que tu auras enlevée du papier au dernier moment et cassé en morceaux. J’ai aussi mis des copeaux de chocolat blanc mais c’est pas obligatoire. Tu peux aussi mettre un peu de menthe au dessus, ou du basilic
 
fraises
 
 
Voilà, c’est prêt !
 
bisous, tu vas te faire plein de nouveaux amis.
post

La coupe à nanas coriandre façon Pierre Hermé

Dans la série des verres cocktails de l’été, je vous propose cette fois ci un dessert de Pierre Hermé. Aucune revisite mise à part la présentation dans ce chef d’œuvre de goûts. Ce dessert parait de prime abord très élitiste dans sa composition et c’est pourtant une bombe de saveurs ultra rafraichissante. Au goûter comme à la fin d’un repas, sensations fortes garanties ! Comble de la farce, y a la dedans ni gluten, ni produit laitier. C’est top pour ton summer body et même Miss France peut le manger.
 
Je te recopie la recette de son magnifique livre « Plaisirs sucrés ». On respecte à la lettre les proportions du Maître ! Je me suis juste permis de te mettre ma recette de glace au citron 🙂
Et en plus ! Tu as une belle vidéo !

Ingrédients :

– 2 bouquets de coriandre
– 1 blanc d’œuf
– 1 peu de sucre
– 1 ananas (on privilégie l’ananas bouteille de la Réunion !)
– 1 citron vert
– 1 grenade
 
Sirop :
– 30 cl d’eau
– 60 gr de sucre
– 15 g de coriandre
– 3 lamelles de gingembre frais
– 4 grains de poivre noir (tu peux aller jusqu’à 6 si il est pas très puissant)
 
Glace au citron : (pour 1 litre, recette non précisée dans l’originale)
– 46 cl de jus de citron (compte une dizaine)
– 42 cl d’eau
– 150 gr de sucre
 
On attaque ! c’est assez rapide à réaliser, on va commencer par la glace. Après tu as le droit de prendre un bon sorbet citron. Mais celle ci est vraiment peu sucrée par rapport à celles du commerce, j’ai réduit les proportions. Toi aussi tu kiffes les sensations fortes.
 

La glace :

On fait un sirop en portant à ébullition l’eau et le sucre. Tu laisses refroidir un peu. Presse les citrons et met 2 zestes dedans. Quand le sirop est refroidi, on mélange les 2 avec un fouet et on laisse au frigo infuser.
20 minutes avant le dressage, tu filtres les zestes (ou tu les laisses dans la glace) et tu mets à turbiner. Pas trop, il ne faut pas que ça se transforme en glaçon !
 

La coriandre cristallisée :

Ce truc est fou. On va cristalliser des feuilles de coriandre fraiche avec de l’œuf et du sucre. Cette étape peut paraître longue et anodine mais elle donne toute la puissance à ce dessert. Tu mets du blanc d’oeuf dans un bol, et du sucre dans une assiette. Au pinceau du appliques le blanc de chaque côté, et tu recouvres ensuite de sucre. Un peu comme une panure quoi. Il faut laisser sécher bien 2-3 heures que la feuille durcisse et devienne bien croquante ! (et gourmande, merci Cyril). Pose les sur une grille. Si les feuilles tombent, c’est que la grille est trop petite. Va chez Gifi.
 

Le sirop délirant :

Pour le sirop rien de plus simple. On recommence l’étape avec l’eau et le sucre. Tu mets dedans les lamelles de gingembre, le poivre et tu portes le tout à ébullition. Une fois que c’est fait, tu mets la moitié de ta coriandre dedans tu recouvres avec une assiette pour laisser infuser 10-15 minutes. Tu as ensuite tous les parfums de l’Asie qui vont se mélanger la dedans ! Ensuite, tu filtres tout et tu mets le sirop dans un petit blender. Tu mets dedans le reste de la coriandre fraiche et tu mixes. Il peut rester quelques morceaux ce n’est pas grave. Et hop, au frigo pour le faire redescendre en température. Faut pas oublier qu’on va mettre de la glace !
 

La fin de la préparation :

Tu vas éplucher et découper l’ananas (tu peux le faire). Au couteau à pain, c’est le plus simple. Tu coupes ensuite des fines tranches ou des dés. Tout dépend du dressage que tu veux faire. Dans l’original, il fait un carpaccio en coupant en fines tranches.
Tu coupes ensuite la grenade pour en extraire les pépins. Tu vas t’en mettre partout. C’est trop con ce fruit. Tu mets tout ça au frais, et tu lances ta glace (pas trop loin …) Si tu n’as pas de sorbetière tu peux toujours la mettre au congélateur quelques heures en remuant au fouet toutes les 20-30 minutes. Mais tu auras plus un granité qu’un sorbet si tu n’as pas le nez dessus tout le temps.
 

Dressage :

Si tu veux te la jouer verre à cocktail, mets ton sirop dans une assiette et retourne ton verre à martini dedans. Tu le passes ensuite dans le sucre et tu auras un joli bord givré. Tom Cruise est trop fier de toi. Pour plus d’effet, laisse ton verre au frigo pour que le sucre fige, et que le verre soit bien froid.
Ensuite tu mets du sirop au fond, puis ton ananas et la grenade. D’où l’importance de découper l’ananas. Sinon ça rentre pas. Tu ajoutes une ou deux boules ou quenelles de sorbet, ta coriandre cristallisée (qui ne doit en aucun cas toucher le sirop) et tu te fais une déco sympa genre Valérie Damidot. Au dernier moment, ajoute le zeste de ton citron vert.
coupe ananas coriandre
dressage coupe ananas coriandre
coupe ananas coriandre
 
 
Et voilà, c’est prêt et c’est trop bon ! Tes invités vont te dire : Ouah c’est trop bon on aurait jamais imaginé un mélange pareil. Mais toi tu connais Julien au beurre. Mais j’suis sûr que tu vas pas leur dire.
 
Enjoy 🙂
Toutes ces photos de ouf sont de Seb Billon ! Merci 🙂
 
post

Le vanille praliné façon fantastik Michalak

Bon, tu vas vite t’apercevoir, que Michalak pour moi c’est un peu comme un dieu vivant. J’aime vraiment la façon qu’il a de faire des dressages hyper dynamiques. Et un jour, visite surprise (une amie hein, pas Michalak), pas grand chose au frigo pour faire un dessert et pas vraiment le temps, et ce fut le début d’une vraie aventure. Un biscuit sablé au chocolat, une glace vanille, et une chantilly mascarpone. Au galop !
vanille praliné

Le biscuit chocolat :

Il y a la version j’ai le temps et la version pas le temps !
Moi je ne l’avais pas.
120 grammes de sablés type Roudor (à toujours avoir dans le placard!)
70 grammes de chocolat au lait ou 50-50 lait / noir
20 grammes de beurre.
 
On émiette les sablés. Faire fondre le chocolat au bain marie. Mélanger le tout dans la casserole, ajouter le beurre fondu, et voilà ! Selon la consistance du chocolat que vous utilisez, il faut ajuster le nombre de sablé, pour avoir quelque chose d’assez friable.
 
On étale sur une plaque, entre deux papiers sulfurisé et un coup de rouleau à pâtisserie pour faire une épaisseur de 5 mm. Direction : le frigo !

 

Pour ceux qui ont le temps, il y a une super version de Michalak qui traine sur youtube :

125 g de beurre pommade (très mou)
2 g de sel
250 g de farine T55
60 g de jaune d’œuf
100 g de cassonade
7 g de cacao en poudre
 
Préchauffer le four à 160°C. Tamiser la farine et le cacao. Mettre le beurre pommade dans le bol du robot muni de la feuille. Battre un peu puis ajouter le sucre cassonade. Ajouter les poudres tamisées puis le jaune d’œuf et mélanger jusqu’à ce que le tout soit homogène. Attention à ne pas trop battre la pâte, elle risquerait de devenir élastique. Rassembler la pâte en une boule sur le plan de travail tapissé de papier sulfurisé. Déposer un autre morceau de papier dessus, aplatir la pâte à la main puis terminer au rouleau à pâtisserie jusqu’à ce que l’épaisseur soit de 2 mm. Faire ensuite des cercles à l’aide d’un emporte-pièce. Vous pouvez également utiliser n’importe quel emporte-pièce pour réaliser des formes originales. Disposer les morceaux sur du papier sulfurisé et enfourner pendant 15 à 20 minutes. 
 

La chantilly Mascarpone praliné :

– Une brique de crème fraiche au mascarpone du commerce
– Du praliné que tu regrettes pas d’avoir fait pendant le nougat glacé
 
Monter la chantilly au batteur. Quand elle commence à monter, ajouter dedans 3-4-5 ou 12 cuillères de praliné. Sincèrement, le dosage dépend du goût que vous voulez. Il faut mettre les doigts dedans pour tester 🙂 Hop au frigo !
 

La glace à la vanille :

Soit on prend une glace du commerce que l’on a au congélateur, et qu’on va remettre à température pour la dresser à la douille (et puis parce que la texture est bien plus agréable), soit on a une sorbetière et on la monte au dernier moment !

 

Pour la version sorbetière, voici ma recette fétiche :

– 1 gousse de vanille, ou vanille en poudre
– 50 cl de lait entier
– 6 jaunes d’oeuf
– 150 gr de sucre OU 100 gr de sucre + 50 gr de glucose (je préfère)
– 25 cl de crème entière
 
Amener le lait à ébullition. Comment très souvent, je préconise d’enlever le lait quand les petites bulles commencent à apparaitre. Chimiquement, quand le lait arrive à ébullition, on perd déjà en qualité puisque l’eau s’évapore, donc à éviter. Mettre la vanille avec la gousse et laisser infuser (si t’as de la vanille en poudre, bien sûr tu mets pas la boîte en plastique avec). Je conseille toujours de mettre un couvercle ou un film CUISSON dessus, ce qui permet de bien emprisonner les arômes !
 
Mettre les jaunes d’œuf dans un saladier et mélanger avec le sucre au fouet. Pas vraiment d’intérêt à les blanchir, puisqu’on va leur mettre du lait chaud dans la gueule, donc à moins d’avoir du temps à perdre, épargne toi ça.
Ah bah on y vient : leur balancer du lait chaud dans la gueule (la moitié!) et bien mélanger. T’as vu ? Tu les a blanchi et y a tout qui retombe? Bah j’avais prévenu … 🙂 Remettre sur le feu avec le reste du lait.
Faire cuire un peu et à feu pas trop fort, jusqu’à ce que la crème prenne. Un peu comme une anglaise, on évite de figer les jaunes d’œuf (quand tu tournes et que le tourbillon s’arrête, c’est que les jaunes ont complétement coagulé et qu’on passe les 85°). On essaie de les sortir juste avant ce stade là ! Ensuite mélanger avec la crème, enlever la gousse, et un bon coup de mixeur plongeant.
Tu peux remettre la gousse dedans pendant tout le refroidissement, c’est permis, et c’est meilleur (ça marche toujours pas avec la boîte en plastique).
Filmer au contact, et mettre au frais. Il faut que l’appareil soit très froid avant de turbiner. Alors ne pas hésiter à l’étaler sur un grand plat pour le faire descendre plus vite.

 

Turbinage :

On sort la glace du frigo, on enlève la gousse et on repasse tout ça au mixeur plongeant. Ça ne coûte rien et ça permet vraiment de lisser l’appareil.
On fait tourner, et on verse la glace dedans. (bon pour ça t’avais pas besoin de moi).
Turbiner pendant 15-20 bonnes minutes. En gros, moi je la sors quand elle a la consistance d’une glace à l’italienne.
Mettre en poche avec une douille cannelée et dresser très vite !
 

Dressage :

Faire des rectangles de pâte à l’emporte pièce (ou des ronds, ou des carrés, ou des triangles si t’as des bons souvenirs de ta maternelle)
Je dresse ensuite ma glace avec la douille cannelée, puis je dresse des petites rosaces de chantilly praliné.
Saupoudrer dessus tout ce qui passe pas la main. Des bouts de noisette, de crêpe dentelle, des copeaux de chocolat, un CD de C. Jérôme …
– Servir
– Ne plus entendre personne pendant 5 minutes
– Attendre qu’on demande du rab
– Dire non et garder les restes pour soi
 
Enjoy 😉
post

Nougat glacé

Bon alors là, on déconne plus. On va faire le nougat glacé que même si ta grand-mère elle te dit, je fais le meilleur du monde, tu la mets KO en 3 rounds, et elle t’offrira l’intégrale de Joe Dassin en K7 pour le prochain Noël tellement elle se sentira redevable. Mais de toute façon, même quand elle le fera elle même il sera pas aussi bon que le tien, parce que les mamies ça sait faire un tas de truc trop bon que toi tu sais pas faire, mais pas le nougat glacé. Et puis de toute façon elle a pas internet, donc t’es tranquille …

Bon, ok, on y va !

nougat glacé

Comme il faut citer ses sources, et qu’on est pas là pour plagier, c’est pas moi qui ait inventé cette recette. Elle est tirée du chef Simon, je l’ai juste un tout petit peu pimpée mais je vais surtout vous détailler les 2 – 3 phases délicates. N’hésitez pas à aller la chercher, il y a plein de photos, tout ça c’est super bien détaillé !

Les ingrédients :

Nougatine 150 g de fruits secs mélangés (noisettes, amandes, pistaches) – 150 g de sucre, 38 gr d’eau et une goutte de citron (pour le caramel).
Meringue 5 blancs d’œufs – 150 g de miel – une goutte de citron –
Chantilly 50 cl de crème fraîche à 35% (tiendra bien mieux en texture à la congélation)
Pour le décor la recette originale stipule 150 g de fruits confits macérés dans de alcool. Franchement, je trouve que le produit brut se suffit à lui même amplement, et je n’ajoute rien.

La nougatine :

Il faut prendre le mélange de fruits secs. Alors on essaie au max d’éviter les trucs en sachet tout prêt hein, j’t’ai vu. « Bah ouais, c’est quasiment le truc le plus chiant de la recette alors si on peut se l’éviter…  » Bah nan. Fais le pour moi s’il te plait. On garde la peau surtout !
Donc je reprends. Une fois qu’on s’est bien fait chier à casser les noisettes, on mets les fruits secs sur une plaque recouverte d’un papier sulfurisé (huilé légèrement ça aidera à décoller …) four préchauffé à 150, 15-20 minutes. Le mieux c’est d’activer le grill tout à la fin. On va donc torréfier les fruits pour développer au maximum leur arôme. Et ça vaut le coup !

Pendant ce temps (enfin non en fait, il faut attendre d’avoir sorti les fruits du four, le caramel ça va très vite), hop, caramel sur le feu, on mélange le sucre l’eau, le citron et surtout ON TOUCHE A RIEN ! sinon le sucre va masser, et faire des trucs pas top sous la dent à la dégustation. D’ailleurs si t’as un pinceau et qu’il y a des petits bouts de sucre sur le côté de la casserole, il faut les essuyer, ça évite qu’ils ne retombent dedans et qu’ils forment des boules. On monte au caramel blond on va donc arriver dans les 155 – 160 °. C’est une question de choix. à 155 on a un sucre très cassant, pratique à la dégustation, et à 160 on développe un peu plus le côté caramel. Oui, important, il faut vraiment un thermomètre pour cette recette tu vas comprendre pourquoi plus tard.
Une fois que les fruits sont sortis on les pose sur un plan de travail, toujours sur le même papier huilé, et on verse le caramel dessus. Inutile de préciser que c’est méga chaud, on fait gaffe où on met les pattes ! Pour uniformiser tout ça, j’ai l’habitude de rabattre les côtés de papier sulfurisé vers l’intérieur, ça permet de balader le caramel pendant qu’il est encore chaud, et d’en avoir bien partout. Une fois que c’est fait, une couche de papier huilé par dessus, et j’étale tout au rouleau à pâtisserie histoire d’avoir une épaisseur uniforme.
On laisse refroidir tranquillement à température ambiante. Franchement, une fois, par instinct, j’ai essayé de goûter pour voir le goût du caramel, entre toi et moi, c’est une très mauvaise idée.

nougatine

La meringue :

Voici l’opération délicate de la journée. On va en gros faire une meringue italienne mais on remplace l’eau et le sucre par du miel. Ça permet d’avoir une texture juste ouf.
On met les blancs dans le robot (bon c’est pas obligé mais c’est sacrément galère à faire tout seul sans robot). Et on commence à fouetter mais vraiment tout doucement ! le but c’est de ne pas brusquer les blancs, sinon ils vont grainer. Il faut être top synchro.
On met le miel dans la casserole (ça va ça ? ). J’ai pas précisé avant, mais c’est du Miel d’acacia. Enfin en tous cas pour moi c’est le meilleur, y a vraiment un goût floral qui se dégage à la dégustation avec une pointe d’amertume. Best mariage ever.
Attention ça va monter très vite en température. On va aller jusqu’à 110 environ. Important, si le miel montre trop en température c’est foutu. Il va devenir amer, t’auras plus qu’à recommencer, et tu vas gueuler parce que t’auras rien à mettre sur tes tartines demain matin (voilà, tu connais l’importance du thermomètre maintenant). Donc si mamie appelle à ce moment là, TU NE RÉPONDS PAS ! Le but c’est que quand on est à 110, les blancs soient juste mousseux. Le miel forme des petites bulles à la chauffe c’est normal. Pas de panique !

meringue

Quand c’est chaud, on verse sur la paroi (très important) du bol et on augmente la vitesse du batteur, pleine balle. A ce moment là, mamie rappelle (bah oui parce qu’elle s’inquiète), mais tu ne lâches rien. On va avoir une texture soyeuse assez hallucinante. ça devient une mousse onctueuse. On bat jusqu’à refroidissement du bol à peu près (là tu peux la rappeler).

La chantilly :

Repos du guerrier. On met la crème fraiche au batteur, et on fait tourner le fouet. Passionnant non ? 🙂 Bon faire attention quand même, le bec d’oiseau c’est cool, mais là c’est pas ce qu’on cherche du tout. Il faut que la chantilly se tienne mais pas qu’elle soit béton ! Sinon elle va être cassante et faire tout retomber. Donc on la monte mais dès qu’elle se tient un minimum on arrête !
Perso, j’ajoute dedans 2 bouchons de fleur d’oranger. ça marche aussi avec le Cointreau, mais je préfère vraiment la fleur d’oranger (on est pas là pour picoler).

Le mélange :

On prend les deux appareils et on les mélange ensemble. Prévois un gros récipient, sinon tu vas galérer. Si tu n’es pas sûr d’avoir lu cette phrase, revient au début de la première ligne sinon tu vas penser fort à moi dans quelques minutes. Je disais donc : prévois un gros récipient (c’est fou ce que tu manques de discipline quand même !).
Il ne faut surtout pas faire retomber la masse ! Donc pas de fouet, on remue avec maryse (non non pas de blague …) et tout doucement !
Ensuite on prend la nougatine qui nous fait de l’œil depuis tout à l’heure sur le plan de travail. On enlève le sulfu du haut et normalement miracle, ça se casse tout seul. Question de choix, moi je le fais à la main, et je mets des morceaux assez gros. Ça a l’avantage de bien croquer dans la bouche mais à la coupe c’est un peu galère selon la forme qu’on donne au nougat, le couteau aime pas ça. Sinon, on coupe grossièrement et paf le blender. pas trop quand même hein. Si jamais t’es chaud patate au niveau de l’épluchage des noisettes sus cité, mets le double de fruits sec et de caramel et réserve toi la moitié de la plaque. Tu la mets dans le blender, tu broies pendant 10 min, jusqu’à l’obtention d’une pâte, et tu me dis merci. Tu auras le meilleur praliné du monde dans ta cuisine (mets le sous coffre fort) et certainement une forte envie de m’épouser (on s’détend).
Bref, revenons au nougat ! On ajoute tranquillement en pluie les morceaux de nougatine et on continue de remuer TRANQUILLEMENT ! Normalement à ce moment là, il y a une odeur qui se dégage plutôt pas dégueulasse, et un bruit qui mettrait en dépression un fan d’ASMR. Le nougat est prêt. Je te dis pas de ne pas le gouter parce que je suis sur que t’as déjà craqué 4 fois. Tu regrettes pas d’avoir mis la fleur d’oranger hein ?

Le dressage :

Tu peux faire un peu ce que tu veux pour le conserver. Soit en parts individuelles dans des ramequins, des bols, ou des chaudrons à confiture de 8 litres. Soit dans des moules à cake ou à buche en silicone. Attention si tu comptes le démouler c’est pas gagné comme ça, il faudra le faire au chalumeau. Donc prévois le coup en mettant un peu de papier film dans le plat avant c’est moins galère. Au niveau congélation : pour moi le must c’est environ 6h après la mise au congélateur qu’il faut le déguster. Il est à peine pris, c’est un régal. Sinon sortez le du congélateur au moins 10 min à l’avance, il faut vraiment que ça se mange crémeux en train de fondre. Ça peut se conserver un bout de temps au congélateur, mais personnellement j’en ai jamais vu un survivre plus de 24h.

On peut le manger avec un coulis de fruits rouge ou chocolat. Je l’ai fait pour le nouvel an et j’ai mis un coulis de framboise relevé un peu au poivre, j’aime bien le mélange mais sincèrement, la plupart des invités l’ont mangé nature, c’est quand même là que c’est le meilleur !

Enjoy 😉