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Le Cake citron praliné

Un an après l’apparition du Cake Moss, il était temps de remettre le couvert, pour un cake sucré cette fois ci au Citron de Sicile, un de mes préférés, après le saumon.

La recette est assez simple de base, mais le glaçage peut compliquer la règle. Seul truc important, il est interdit de faire ça avec un citron lambda. Ce qui donne de la douceur, dans ce monde de brutes, c’est la Sicile, et je t’interdis d’utiliser un autre citron venu d’on ne sait pas où, parce que tu sais que ça va m’énerver. Le mariage entre le praliné et le citron est juste magique, un de mes accords préférés …

Alors oui, je te préviens d’entrée de jeu, les photos sont dégueulasses. Et à la fois, c’est bientôt l’hiver, et moi j’y peux rien si il fait nuit à 15h. Et là, je suis pas aidé.

Donc, on résume : cake au citron, un insert praliné, avec un nappage à base de poivre de timur et de feuille de citronnier, une glace royale, du pavot torréfié, et une couche de chocolat inspiration Yuzu de chez Valrhona. Le seul inconvénient, c’est qu’il va te falloir ces fameux ingrédients (et un peu de patience… )

Le cake :

  • 3 zestes de citrons de Sicile (ma fille)
  • 50 gr de jus des dits citrons
  • 3 oeufs
  • 140g de sucre
  • 3 g de levure chimique (à peine une cuillère à café)
  • 100g de crème liquide à 30%
  • 80g de beurre fondu
  • 180g de farine

L’insert praliné :

  • de la crème de noisette Nocciola (best is Téo&Bia, Bio, que tu peux trouver à Tours à la ballade gourmande)
  • fleur de sel
  • poivre de Timur

Le sirop de nappage :

  • 50g d’eau
  • 30g de sucre
  • le jus d’un citron
  • 2 feuilles de citronnier
  • poivre de Timur

La glace royale :

  • 60g de sucre glace
  • 1 citron
  • 1 poignée de pavot

Le glaçage : 

  • 100g de chocolat blanc inspiration Yuzu Valrhona
  • 100g de chocolat blanc Ivoire Valrhona (ou autre)
  • 150g de beurre de cacao

On commence par le cake :

Précaution, fais fondre ton beurre, à la casserole, ou au micro ondes, mais il faut qu’il soit fondu ET froid pour l’utiliser. Prépare tous tes ingrédients, et tamise ta farine avec une petite passette. Sinon, tu vas avoir des grumeaux. Fais chauffer ton four à 160°

Mélange le sucre et le zeste des 3 citrons, pendant une dizaine de minutes, pour aromatiser le sucre.

Dans un robot, mets les oeufs et lance le fouet pour les mélanger. Ajoute le sucre avec les zestes, et mélange plein pot, pour faire blanchir le tout. En général, ça prend 5 minutes, et tu as une belle texture bien mousseuse. Ajoute à ça la crème liquide, en continuant de fouetter, (c’est ta nouvelle passion) puis le jus des citrons, avec un peu de fleur de sel si t’en as. Si t’en as pas, t’en mets pas. (c’est pas dur la cuisine)

Mélange à part, rapido la farine avec ta levure, et arrête le batteur. Tu vas ensuite utiliser toute la délicatesse qui te caractérise, et saisir maryse.

Intègre la farine en 3 fois, en remuant TRANQUILLEMENT. Un peu comme si tu faisais des macarons. Si t’en as jamais fait, fais semblant, que les autres puissent te croire. Plus tu vas mettre de violence, plus ça va retomber. Et nous on aime bien ce qui est doux et moelleux. Alors on fait gaffe ! Quand tu as mis toute la farine, tu ajoutes le beurre fondu, en une seule fois. Et tu re mélanges. C’est fini. Plus de beurre que de mal.

Ensuite tu remplis la moitié du moule et avec une belle poche à douille du déposes la crème de noisette. Ajoute de la fleur de sel et quelques tours de moulin à poivre avec le Timur.

 

C’est pas super élégant, mais c’est pas ce qu’on lui demande.

Remplis le reste du moule et tu enfournes pour 50 minutes.

J’aurais pu faire ça propre, mais non, j’en ai foutu partout

Si au bout de 40 minutes tu vois que le truc est un peu palot, tu montes à 200 les 10 dernières minutes, et tu surveilles. Normalement ça devrait un peu lui bronzer la tronche.

Le sirop :

Pendant la cuisson, on va pas se mentir, t’auras rien à faire de tes 10 doigts. Alors j’vais t’occuper un peu.

Tu mets le sucre, l’eau et le citron dans une casserole, et tu fais bouillir. Dès que c’est bon, tu arrêtes. Tu coupes les feuilles de citronnier, tu les mets dedans, avec une dizaine de grains de poivre de Timur. Tu laisses infuser 10 minutes, et tu récupères juste le sirop.

J’ai mis les pépins avec. Non, ça change rien, j’avais juste la flemme de filtrer le jus de citron. Dis aux autres que c’est comme ça qu’il faut faire, il croiront que ça apporte un truc en plus, et que c’est ton secret.

Quand le cake sort du four, tu le badigeonnes au pinceau, à chaud, pour qu’il absorbe le sirop. Et tu m’envoies ça au frigo, sans le démouler. Bah ouais, sinon il va se péter la gueule. Tu attends tranquillement le lendemain. T’espérais avoir un dessert pour ce soir, mais c’est foutu. Fais toi cuire des saucisses.

La glace royale : 

La glace royale n’a rien à voir avec la gelée royale. C’est un mélange de sucre glace et de citron, qui va te permettre de faire adhérer le pavot.

Mélange simplement le sucre et le citron, jusqu’à avoir la consistance d’une pâte un peu liquide. La quantité de citron peut varier. En fait, ça dépend de la taille du citron, de l’humidité de la pièce, si on se rapproche de Noël, et de l’âge de ta tante.

Une fois que c’est fait, démoule ton cake et badigeonne lui la tronche.

Fais ensuite revenir le pavot, sans matière grasse, quelques minutes dans une poêle chaude. Pour connaître toutes les poêles chaudes de ta région ? Appelle le 08 51 35 … Merde. Je me rappelle jamais de la fin des numéros.

Pavot, pas pris.

Le pavot est torréfié désormais. On appelle ça un Luciano. C’est un pavot rôti.

Recouvre ensuite le cake glacé.

C’est tout moche, mais on s’en fout, on met du chocolat la dessus, on est des guedins.

Envoie le cake au congélateur, le temps de faire le glaçage. Ce sera plus simple si il est bien froid.

Le glaçage : 

Voilà, on arrive à la fin. Tu pensais faire une recette à la con, et on est déjà à 3 pages, et tu me maudis. Ouais, mais j’aime ça.

Fais chauffer au bain marie les chocolats et le beurre de cacao. Essaie de ne pas dépasser les 40°, prends ton temps.

Une fois le mélange fondu, descend la température tranquillement à 30°. Le glaçage est fluide et prêt !

Verse le dans un moule à cake un peu plus grand, et tu vas tremper ton cake. Avant de faire ça, retourne le et tapote le comme les fesses de bébé. Les grains de pavot vont tomber un peu ce qui t’éviteras d’en mettre plein le chocolat.

Sors le cake du frigo, et vas y, fais ça bien. Le glaçage fige assez rapidement.

Egalise rapidement les bords, si tu veux pas que ça coule. Comme ça tu as un truc propre.

Et voilà, c’est fini. Tu peux même le manger tout de suite. Avec une saucisse d’hier si t’as envie.

Bon app !

 

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THE mousse au chocolat

Et bah voilà ! On est arrivé en 2019 en bien moins de temps qu’un coup de pied au cul ! Et c’est déjà la reprise du boulot. Chienne de vie. J’ai passé la première moitié de mes vacances à faire des bûches de Noël et l’autre moitié à les digérer. Et à force de faire des mousses version pâte à bombe, j’avoue en avoir eu un peu ras le bonnet. Du coup, ce 1er Janvier, j’ai ressorti une vieille recette de Conticini en me rappelant de sa super mousse au chocolat et à la fleur de sel. J’imagine que tu as déjà foiré ce dessert pourtant si simple et si rapide à faire. Bah j’ai une bonne nouvelle pour toi : c’est fini. Et ouais, t’as ta nouvelle résolution de l’année ! 

Les Ingrédients :

  • 7 blancs d’oeuf (environ 250g)
  • 230g de chocolat noir (prends en un bon ! Moi j’ai pris du Force Noire 50 Barry)
  • 150g de crème fraîche liquide (je ne précise même plus … mais au moins 30% s’il te plait !)
  • 70g de lait entier ou demi écremé
  • 35g de cassonade
  • et c’est tout (ça t’fait drôle hein ?)

Les étapes :

Bon, même si il y a pas beaucoup d’ingrédients à manier, pour moi ce qu’on va faire là c’est la base de beaucoup de choses en pâtisserie. Alors comme c’est le début de l’année et que je vais essayer de tenir 2-3 jours en essayant d’être sympa, bah je vais te détailler le truc au maximum.

Tu vas prendre le chocolat qu’on va faire fondre au bain marie. Dans une autre casserole verse le lait + la crème et on va porter à frémissement. Ajoute une pincée de sucre blanc dedans, ça évite au lait d’accrocher la casserole.

Vas y on tient le bon bout lâche rien !

Précisions super importantes : pour faire un bain marie on va prendre un cul de poule en inox, qu’on met dans une plus petite casserole avec juste un fond d’eau. Sur la photo, ce que tu vois c’est ce qu’on appelle une spatule exoglass. C’est une matière qui résiste énormément au froid et à la chaleur. C’est super pratique car ça se lave hyper facilement. Le chocolat ne doit sous aucun prétexte entrer au contact avec l’eau. Sinon ça le fait « masser » (si tu imagines une thaïlandaise en train de te gratter le dos avec du Benco, c’est que tu n’es vraiment pas prêt à lire une recette de cuisine). On en reparle plus bas…

Le chocolat noir fond aux alentours de 45°. Tu n’es même pas obligé d’avoir une ébullition en dessous. Laisse le prendre son temps et fondre tranquillement. En ce qui concerne le lait, amène le à frémissement. C’est l’étape juste avant l’ébullition. C’est important. Déjà parce que si ça bout, et bah ça déborde, et qu’en plus le peu d’eau qu’on a dans la recette on veut la garder ! Donc … quand on sait que c’est chaud, on sort la casserole du feu !

Film porno pour diabétique

Le mélange chocolat – crème :

On va prendre le mélange lait + crème et l’incorporer en 3 fois au chocolat. Pourquoi 3 ? Pour créer une émulsion. Tu trouves ça bizarre et tu crois que ça sert à rien, mais c’est de la chimie. C’est comme ça.

Donc on incorpore le premier tiers. No panic ça te donne le résultat que tu as en dessous. C’est donc ça le fameux terme « masser » Soit le chocolat il n’aime pas l’eau quand il n’y en a pas beaucoup, soit il est content quand il y en a beaucoup. Un peu comme toi quand tu vas à la piscine. C’est toujours chiant de passer dans le pédiluve. Et en plus on se caille toujours juste après leurs douches pourries. On mélange ça au fouet, et on met un bon coup de bras.

On voit bien en bas à droite que c’est comme si le chocolat avait trop cuit. (oui cette photo est floue, merci de me le faire remarquer)

Pour le deuxième tiers le chocolat va enfin se fluidifier

Ca me donne tellement faim que je suis en train d’en manger une en écrivant l’article tiens

Puis à la fin on obtient un truc comme ça :

Y a déjà assez de bulles comme ça, t’éclates pas trop à la fouetter. Faut la laisser tranquille. Dès que tu obtiens cette texture là, tu t’arrêtes. Tu me poses ça sur un rebord de fenêtre le temps de monter les oeufs. (alors bien sûr cette astuce ne fonctionne pas en plein mois de Juillet hein)

La folle montée des blancs en neige :

Tu peux maintenant clarifier les oeufs. En langage normal on sépare les blancs des jaunes quoi. Je sais qu’il y a des gens qui galèrent à séparer les blancs des jaunes ou à casser un oeuf sans en foutre partout. Je ne pensais pas que c’était possible. Jusqu’à ce que je le voie en vrai. Et bah désolé pour vous mais là, je ne peux plus rien faire.

Quand tu clarifies autant d’oeufs, je te conseille très franchement de mettre les blancs au fur et à mesure dans le batteur. Donc en gros tu casses un oeuf, tu mets le blanc dans un bol, et à chaque fois tu vides ce bol dans le batteur. Comme ça, si tu casses ton jaune au 7è oeuf (c’est toujours le dernier qui foire), et bien ça t’évite de tout recommencer. C’est bougrement malin non ? Garde tes jaunes pour faire une crème brûlée.

Petit rappel : autant, tu peux conserver dans une boîte hermétique des blancs pendant plusieurs semaines, autant un jaune c’est 24h maximum. je te conseille d’ailleurs de mettre un tout petit peu d’eau froide dessus. L’eau et le jaune ne se mélangeront pas et ça va les protéger de l’air.

Petit détail qui a son importance : tu vas garder le chalaze de l’oeuf dans les blancs. Le chalaze, on pourrait croire que c’est le nom d’une princesse, ou d’une présentatrice télé, mais en fait c’est ce truc tout moche (des fois on en est pas loin quand même …) :

(je prends de plus en plus de risques à publier des photos pareilles moi)

C’est lui qui relie le blanc et le jaune. Et c’est lui qui contient le plus d’albumine, (nécessaire pour monter en neige) et c’est grâce à lui que le jaune est au centre de l’oeuf. Ça on s’en fout complètement, mais ça te laisse de quoi te la péter au boulot pendant 2 bonnes semaines. C’est bon on peut continuer ?

Les blancs on va y aller molo de chez molo ! Si tu n’as qu’un petit batteur manuel à une seule vitesse c’est vraiment pas l’idéal. Je te conseille de les monter à la main (tu vas en chier un peu, 7, ça fait beaucoup …) et de les serrer au batteur. Ne sors surtout pas cette phrase de son contexte. (Merci)

Mets la cassonade et enclenche la vitesse lente de ton robot (genre 1/3 de la puissance). Tu vas arriver en quelques minutes à ce résultat là. En gros c’est comme si tu le faisais en manuel, sauf que tu peux boire un café et prendre des photos pendant ce temps là (ou tourner la manivelle ou chanter dans les bois)

Quand tu arrives à ce résultat là, vient le secret de la vraie bonne mousse. Tu balances ton batteur plein pot (si tu es guitariste d’un groupe de rock, ne prend pas cette phrase au premier degré) et on va « serrer » . Ça dure 1 minute environ. Tu commences à voir les marques du fouet et quand tu arrêtes elles doivent rester. Stop. Pas plus. Safe word. Tu remarqueras qu’on a la neige du fouet qui se tient bien, mais qu’en bas la pointe ne tient pas. Sans vouloir me la péter, c’est que la texture est parfaite.

Bon y a pas de quoi applaudir non plus

Le mélange :

Bon comme tu auras remarqué, ça t’aura pris moins de temps de faire la recette que de la lire. Mais bon, on est pas bien là ? ! Je ne le précise pas mais le chocolat doit impérativement être à température ambiante !

Tu vas mettre 1/3 de tes blancs dans le chocolat.

Tu vois, avec tes conneries de devoir tout prendre en photo pour t’expliquer, bah moi je fais de la merde ! MERCI !

Donc voilà :

Tout ça pour ça en plus, alors que tout le monde s’en fout !

Donc tu mélanges au fouet. Alors là t’as la première casse noix de service qui va être à côté de toi et qui va te dire : « mais nia nia nia, la mousse au chocolat faut pas mélanger au fouet, mais tu verras ça tiendra jamais, je t’aurai prévenu, hein, blablabla … »

Envoie la chier !

Pour mélanger deux textures différentes il faut une période de transition. Du coup le fait de mélanger des blancs avec le chocolat, ça va le rendre plus souple à travailler et mieux permettre l’incorporation du reste. Tiens. Prends ça. Bim.

Maintenant tu prends une maryse. Et tu vas mélanger le deuxième tiers. Tu peux y aller encore un peu brusquement c’est pas très gênant. C’est juste qu’on arrête de jouer avec les bulles d’air dans la préparation.

Et là, étape finale et délicate, tu ajoutes tout le reste doucement.

Et voilà c’est fini. Voici la texture de la mousse juste quand elle est terminée :

Nom d’un p’tit bonhomme ! Elle s’élance et rate le plongeoir !

Comme tu peux le voir, au bout de quelques minutes, il y a déjà des bulles qui se forment. Il n’y a pas d’autre choix que d’attendre pour que les blancs montés en neige retrouvent leur consistance. Au bout de 2h, elle aura déjà presque l’apparence d’une mousse, mais au bout de 12 à 24h, ça devient juste une tuerie atomique. Pour la touch finale, ajoute quelques cristaux de fleur de sel juste au moment de servir.

L’avantage de cette recette c’est qu’elle n’a pas de jaune d’oeuf (déjà, ça sert à rien, le chocolat c’est bien assez gras) donc elle peut se conserver plusieurs jours. Moi, perso, j’ai jamais vu une mousse au chocolat rester plus de 24h dans un frigo … Tu as ta première recette de l’année. Et aujourd’hui ça fait tout pile un an que ce blog est créé ! Alors bon anniversaire moi ! Et t’as vu ? Je t’ai épargné tous mes voeux à la con !

Des bisous

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Le glaçage miroir

C’est les fêtes de fin d’année, et je vois que tu galères avec tes bûches, et que je passe mes journées à répondre à tes questions. Alors comme je suis pas ta mère, j’ai décidé de te faire un article, sur le glaçage miroir, juste pour toi ! (et toi, plus toi, plus moi). T’as Grégoire dans la tête ? C’est cadeau ! 

Je vais te donner ici la recette de mon glaçage fétiche, et tous les trucs qui ont fait que j’ai pu les foirer avant et toi aussi ! 

Bûche Royale Chocolat praliné. Recette en bas de la page 🙂

Avant de commencer on va répondre aux questions génériques ! 

Est-on obligé de mettre un glaçage sur un entremet ou une bûche congelés ?

Ouais. Bon, si je m’arrêtais là, ce serait un peu court comme réponse (c’est qui la feignasse ?!)

Le but du glaçage c’est de venir figer ton entremet. Le choc thermique fait que ton glaçage va adhérer instantanément et faire couler le surplus en dessous. Si l’entremets est à température, ton glaçage va couler dedans (c’est assez dense un glaçage)

Est ce qu’on peut remettre au congélateur un entremet glacé ?

Oui. Mais non. Sur le principe il n’y a aucun problème sanitaire ou autre, mais ton glaçage va devenir terne. Aucun intérêt donc … Glace ta bûche le jour J ou la veille, et laisse la décongeler au frigo (jamais à l’air libre). Ça prend environ 6h. Et bien sûr sors ta bûche environ 15 min avant de la déguster.

Je peux remplacer la gélatine par de l’agar agar ?

Non ! La gélification de l’agar agar n’est pas du tout la même que celle de la gélatine. Et de plus, l’agar agar supporte très mal la congélation. Il risque donc de faire rendre de l’eau au glaçage, juste au contact de ton entremet surgelé. Si tu ne manges pas de porc, tu peux très bien utiliser de la gélatine de poisson. Je ne l’ai jamais fait, mais je n’ai jamais vu d’avis contraire et les photos que j’ai vues sont réussies. Donc go ! Seule la gélatine animale va pouvoir donner cet effet brillant tant attendu !

Est ce qu’on peut mettre un glaçage miroir sur une bûche avec des motifs ou relief : 

Oui, mais on verra plus rien ! Ceci dit, si tu t’es foiré dans le démoulage ou le moulage, et qu’il y a des gros défauts, c’est un très bon moyen de le rattraper !

 

Bon, c’est parti pour la recette ! C’est celle du livre « Je passe mon  CAP en candidat libre » de 750g. Il est d’ailleurs pas mal et plutôt bien expliqué.

Liste des ingrédients :

– 14g de gélatine (ouais c’est beaucoup ! ça fait 7 feuilles, dans la plupart des paquets. 200blooms : c’est le pouvoir gélifiant, vérifie bien sur l’emballage mais la plupart dans le commerce sont à 200)

  • – 280g d’eau
  • – 360g de sucre (ouais c’est pas hyper diététique …)
  • – 120g de cacao en poudre (pas du Nesquik hein, du vrai cacao amer. Et tamisé, c’est encore mieux!)
  • – 210g de crème liquide à 30 ou 35%

Il te faudra aussi un mixeur à tête plongeante et un thermomètre de cuisine (indispensables !)

Tu vas commencer par mettre la gélatine dans de l’eau froide 10 à 15 min pour bien la ramollir.

Ensuite tu fais un sirop avec l’eau, le sucre dans une casserole, et tu emmènes à ébullition.

Tu verses le cacao et tu mélanges avec une maryse en reportant à ébullition. Attention, le niveau va monter très vite, il y a une réaction chimique. Un peu comme si tu déglaçais un caramel. Ne te fais pas avoir, ne prend pas une petite casserole ! Tu peux mettre le cacao en deux fois pour limiter ça.

Reprend le fouet, et ajoute la crème liquide (là y a pas de risque). Tu vas ensuite baisser le feu tout en gardant une petite ébullition, pendant 7 minutes. Et tu remues au fouet, doucement, mais tout le temps ! Le glaçage va s’épaissir, et on enlève un maximum d’eau comme ça.

Ensuite hors du feu, tu essores bien ta gélatine pour ne pas remettre de l’eau dedans, et tu mets tout, en fouettant. Tu vas filtrer ton glaçage en le passant dans un chinois ou un tamis, afin d’enlever les éventuels morceaux de cacao qui seraient restés. Et ça permet de structurer une première fois ton glaçage. Tu verses ça dans un grand verre doseur, et tu vas le mixer pendant 15-20 secondes au mixeur plongeant. Attention, il ne faut pas incorporer d’air dedans, sinon tu vas avoir des bulles. Il doit être le plus lisse possible ! Si tu as plusieurs têtes pour ton mixeur, prend celle où il y a des trous. Elle est faite justement pour évacuer l’air. Donc on ne mixe pas en surface, mais bien au fond, et sans trop remuer. Tu verses ça ensuite dans un cul de poule et tu le filmes au contact. Tu peux utiliser ce glaçage tout de suite en le mettant à température, mais le mieux est de le figer une fois au frigo. Fais le la veille, c’est le top, et ça te fais ça de moins à gérer le jour J.

Si tu as des bulles au moment de verser dans le cul de poule, pas de panique, en enlevant le film au contact, elles partiront avec (magie !). Tu peux sinon t’éclater à les percer une par une.

Le lendemain (ou quelques heures plus tard) :

On va remettre le glaçage à température. C’est l’étape la plus importante de la recette. Tout le reste, c’est fastoche.

Fais un bain marie (attention à ne pas trop chauffer). Enlève le cellophane, et mets le cul de poule sur le bain marie. Tu vas remuer uniquement avec une spatule. Le top c’est d’avoir une spatule thermomètre. On va monter le glaçage à température. C’est à ce moment là que tu sors ton entremet. Car ça va assez vite. On préconise de le monter à 28-29° pour qu’il soit le plus fluide possible. Ça va te paraître compact mais ce n’est pas le cas. Si tu prends une spatule avec un peu de glaçage et que tu le fais couler en filer, tu vas voir qu’il est parfaitement fluide. (ça va toi aussi te faire penser à la cascade de chocolat dans Charlie et la chocolaterie ^^) Quand il est à température, tu peux le mettre dans un récipient avec un bec verseur si tu veux un côté plus pratique. Moi, perso, j’ai eu mes meilleurs résultats à 30, voire 31°. Choisis ton camp 🙂 (celui de la photo était à 30)

On va glacer, en une fois. Si tu repasses dessus, tu auras des marques. Une partie du glaçage va figer sur la première couche et l’autre va couler, c’est absolument immonde (et t’as pas besoin de moi pour faire un truc pareil!). Tu verses ni doucement, ni trop d’un coup. Tu vas prendre l’habitude avec le temps. Fais très attention à insister sur les bords de la bûche ou de l’entremet, car si ce n’est pas recouvert tu ne pourras pas vraiment repasser dessus ! Fais bien attention à garder quelque chose de mobile pour pouvoir retourner, ou que tu puisses regarder l’arrière de ton entremet. Il n’y a rien de pire que d’avoir ton côté parfait, et au moment de faire demi tour, c’est la catastrophe !

Pour poser ton entremet surgelé, tu as plusieurs solutions. Soit tu le mets sur une grille, soit sur un ou deux bols ou verres. Ce sera plus simple à récupérer de cette manière, mais aucune possibilité de le retourner rapidement pour vérifier l’autre face …

Pour que ce soit pratique et propre, tu mets en dessous ta plaque lèche frites du four, ou un plat à gratin que tu auras recouvert de cellophane. Comme ça tout ton glaçage va tomber dedans, et tu n’auras plus qu’à prendre le cellophane pour récupérer tout ça, sans faire de vaisselle (parce que c’est casse burnes à nettoyer un glaçage qui a pris !)

Tu peux récupérer ton surplus de glaçage et t’en servir plus tard en le mettant au congélateur. Soit tel quel, soit en recommençant les étapes de la veille : mixeur plongeant et tamis. C’est plus sécure, il est courant que tu aies des coulures de ton entremet qui aillent dedans.

Et voilà, si tout se passe bien, tu as un super glaçage miroir ! Avant d’admirer ton entremet et le prendre en photo, il te reste l’étape fatale ! bah ouais, c’est bien mignon tout ça mais on va pas le laisser là ! Et t’as bien raison, car ton entremet commence déjà à décongeler, et il peut très vite y avoir des marques ! Donc on s’active ! Tu vas utiliser deux spatules pour déplacer ta bûche sur un carton alimentaire, ou directement dans ton plat (ce que je ne conseille pas, ni pour la découpe, ni pour la décoration, très difficile d’accès). Fais super gaffe ta bûche est hyper glissante ! C’est déjà arrivé au copain d’une amie du cousin de ma sœur, de se retrouver avec une bûche sur le carrelage (…).

Tu fais des gestes précis, et rapides. Mais pas de précipitation. Si tu as mis ta bûche sur 2 bols, c’est easy. Si tu dois récupérer la bûche sur la grille, fais gaffe de pas l’empaler … Centre la bien du premier coup sur le carton. Après, il est absolument pas possible de la toucher pour la déplacer. Même si tu la manges chez toi, je te conseille de la mettre dans une boîte carton au frigo. Le moindre contact avec autre chose, et ton glaçage est fichu 🙁

Si t’es un vrai Jedi, ta bûche n’aura aucune marque. Dans la vraie vie, on prévoit toujours un décor sur le bas de la bûche car il y a de fortes chances qu’avec la manipulation il y ait des marques ou coulures. Donc tu peux mettre des décors chocolats, des coques de macaron, du pralin, ce que tu veux qui peut recouvrir. Le mieux pour l’esthétique c’est de faire une déco vraiment sur 1cm grand max. Sinon c’est moche. Bien sûr tu essaies d’adapter ta déco avec ce qu’il y a comme ingrédients dans ta recette. Si genre tu mets du pralin, fais le au dernier moment. Quand c’est passé au frigo ça perd tout son croquant.

Voilà t’es devenu pro du glaçage ! T’as intérêt de m’envoyer de la photo !

Et tu es à un clic de la recette de la bûche ! Et à un autre des autres techniques de décoration !

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La bûche de Noël au praliné

C’est bientôt Noël ! Il parait que ça rend les gens joyeux… Alors du coup Je vous montre comment faire des bûches. Et dans la bonne humeur du coup, s’il vous plait ! On va faire toi et moi, un biscuit dacquoise amande noisette, un croustillant praliné, et une mousse au chocolat. Et PAF ! C’est bon ! T’as fait ta bûche (impressionnant non ?).

Pour ça il va te falloir :

Dacquoise :
100g de blancs d’oeuf
100g de sucre
50 g de poudre d’amande / 50g de poudre de noisette
90 g de sucre glace
30 g de farine

Croustillant praliné :
80 g de gavottes
30g de chocolat noir 70%
60 g de praliné

Mousse au chocolat :
115g de jaunes d’œuf (tu peux faire environ 85 gr de jaunes et le reste en blancs ça change pas grand chose)
130g de chocolat 65% Inaya Barry
70g de chocolat 50% force noire Barry
400g de crème liquide 30%
70g de sucre
55g d’eau

Déroulement :

Le biscuit : 

Tu commences par le biscuit. Et tu fais chauffer ton four à 170° chaleur tournante. Tu mélanges toutes les poudres SAUF le sucre semoule (ouais y a des pièges). Tu vas utiliser de la poudre brute (avec la peau). C’est bien meilleur. Et tu ne la tamises surtout pas. Sinon tu perds tout le côté brut ! D’ailleurs tu peux si tu veux torréfier tes poudres un peu au four ou à la poêle pour concentrer un peu le goût. Tu as bien sûr aussi le droit de faire 100% noisette ou 100% amande ou 100% rien du tout mais ça n’a pas du tout le même goût. Ensuite tu mets les blancs dans ton robot, ou tu les montes au batteur. T’as le droit de le faire à la main, mais j’ai pas toute la nuit moi. On va faire une meringue, donc tu commences tranquillement puis tu mets le sucre en 3 fois. Tu as ta meringue ? Super !

Maintenant tu mélanges le tout avec les poudres , à la maryse, tout doucement et voilà, t’as fini ton biscuit ! Mets ça dans une poche à douille. Et tu dresses 2 rectangles de la taille de ton moule à bûche. Tu peux lisser à la spatule si tu veux.

Voici comment je dresse mon biscuit

Utilise une douille de 12 ou 14, unie. Tu mets ça au four entre 20 et 30 min. J’aime bien quand c’est un peu croustillant.

La mousse au chocolat :

On va faire une pâte à bombe. Je suis d’accord le terme est un peu bizarre, ça nous replonge un peu dans les années de CP CE1, mais ça n’a rien à voir. Donc la question que tu vas me poser c’est : mais c’est quoi ce truc là et pourquoi on fait ça ? C’est une version « améliorée » de la mousse au chocolat où l’on cuit les œufs. Ça réduit le risque sanitaire surtout en cas de congélation – décongélation et permet de la garder plus longtemps. Accessoirement ça va t’éviter de rendre toute ta belle famille malade (oooooh zut).

Commence par mettre ta cuve bien au frais, pour pouvoir monter ta crème en chantilly (juste la crème, rien d’autre). Ne la monte pas trop hein ! Tu la mets de côté, au frais.

Après, tu mets ton chocolat à fondre au bain marie. Tout doucement. Tu me fais pas cramer tout ça ! Je t’ai mis les chocolats que j’utilise. T’es pas obligé de faire pareil. mais en tous cas, moi j’ai fait plusieurs essais pour avoir cet équilibre là, entre le sucre et le chocolat. Tu fais donc ce que tu veux, mais ne me fais pas l’affront de mettre un chocolat pourri (merci)

Pendant ce temps là tu prends tes jaunes et tes blancs (on peut le faire juste avec des jaunes, mais en mettant un peu de blancs ça ne change pas grand chose, et ça permet d’éviter de gaspiller trop d’œufs pour la recette) et tu les mets dans la cuve d’un batteur, au fouet. Puis fais un sirop à 121° avec l’eau et le sucre. Tu vas faire mousser tes œufs et tu verses ton sirop sur la paroi, comme si tu faisais une meringue italienne. Il faut laisser le batteur tourner au moins 5min, pleine vitesse pour que tes jaunes deviennent très très mousseux et forment un ruban quand tu arrêtes le fouet.

Quand t’es sûr de ton coup, tu mélanges l’appareil œuf/sirop avec le chocolat. Il ne faut pas que le chocolat soit trop chaud ni trop froid. Sinon ça va figer un peu et c’est pas chouette. Normalement dans les 40° c’est bien. Puis tu vas mettre dedans, 1/3 de ta crème fouettée. Ça va détendre un peu le mélange qui est censé être compact. Puis on va terminer tranquillement avec une maryse pour intégrer tout le reste de la chantilly. Et voilà ! Tu as ta mousse au chocolat super bonne, version pâte à bombe !

 

Le croustillant Praliné : 

Ça c’est tout simple ! Tu fais chauffer ton chocolat au bain marie, ou au micro ondes, et tu mélanges le praliné, le chocolat, et les gavottes. Plutôt que de les mettre dans la bûche à la cuillère, tu peux aussi faire une belle plaque. Pour ça, étale ton croustillant entre 2 feuilles de sulfurisé, et forme une plaque avec le rouleau à pâtisserie. Découpe ensuite à la taille du moule, et passe au frais pour le figer. Essaie de ne pas tout manger avant la fin…

Le montage : 

Forcément, on va monter la bûche à l’envers, puisqu’on va la retourner pour la démouler. Non mais, j’préfère te le préciser, on sait jamais… Dans ton moule silicone (ou plastique ou gouttière ou ce que tu veux en fait) tu vas mettre ta mousse au fond sur environ 1/3. Ensuite tu tapotes ton moule si c’est pas droit, et tu mets un biscuit dacquoise. Attention, ton biscuit ne doit jamais toucher les bords. On ne veut voir que la mousse au chocolat. Puis tu remets une petite couche de chocolat, puis le croustillant praliné. Tu finis avec un biscuit, plus large, et tu recouvres avec la mousse restante. Lisse bien le bord. Et paf ! Au congélateur !

Tu la vois ma grosse bûche ?

La finition :
(Edit : à la demande générale tu trouveras tous les détails pour ne pas foirer le glaçage miroir ici et pour toutes les autres questions techniques, tu auras certainement tes réponses là !)

Je ne t’ai pas mis de finition sur la bûche car c’est vraiment au goût de chacun. Tu peux la laisser comme ça (mouais …) ou alors faire un glaçage miroir chocolat (comme sur la photo au dessus), mettre de la bombe velours pour un effet matelassé, chacun est libre de faire sa propre déco 🙂 Évite juste de mettre des petits lutins, des scies en plastoc ou des Pères Noël qui font youpi avec les bras. Ça fait vraiment années 80 et je supporte pas ça. Pour tous ces décors là, il faut de toute façon passer ta bûche au moins 8h au congélateur, pour la démouler facilement. Tu peux donc la préparer plusieurs jours à l’avance, et faire le glaçage le matin même. Et ça c’est un sacré gain de temps !

J’espère que je vais voir ma bûche sur toutes les tables à Noël ! Non mais !

 

Merci à l’équipe de Zodio Tours, pour les photos dans le magasin 🙂

 

 

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Le vanille praliné façon fantastik Michalak

Bon, tu vas vite t’apercevoir, que Michalak pour moi c’est un peu comme un dieu vivant. J’aime vraiment la façon qu’il a de faire des dressages hyper dynamiques. Et un jour, visite surprise (une amie hein, pas Michalak), pas grand chose au frigo pour faire un dessert et pas vraiment le temps, et ce fut le début d’une vraie aventure. Un biscuit sablé au chocolat, une glace vanille, et une chantilly mascarpone. Au galop !
vanille praliné

Le biscuit chocolat :

Il y a la version j’ai le temps et la version pas le temps !
Moi je ne l’avais pas.
120 grammes de sablés type Roudor (à toujours avoir dans le placard!)
70 grammes de chocolat au lait ou 50-50 lait / noir
20 grammes de beurre.
 
On émiette les sablés. Faire fondre le chocolat au bain marie. Mélanger le tout dans la casserole, ajouter le beurre fondu, et voilà ! Selon la consistance du chocolat que vous utilisez, il faut ajuster le nombre de sablé, pour avoir quelque chose d’assez friable.
 
On étale sur une plaque, entre deux papiers sulfurisé et un coup de rouleau à pâtisserie pour faire une épaisseur de 5 mm. Direction : le frigo !

 

Pour ceux qui ont le temps, il y a une super version de Michalak qui traine sur youtube :

125 g de beurre pommade (très mou)
2 g de sel
250 g de farine T55
60 g de jaune d’œuf
100 g de cassonade
7 g de cacao en poudre
 
Préchauffer le four à 160°C. Tamiser la farine et le cacao. Mettre le beurre pommade dans le bol du robot muni de la feuille. Battre un peu puis ajouter le sucre cassonade. Ajouter les poudres tamisées puis le jaune d’œuf et mélanger jusqu’à ce que le tout soit homogène. Attention à ne pas trop battre la pâte, elle risquerait de devenir élastique. Rassembler la pâte en une boule sur le plan de travail tapissé de papier sulfurisé. Déposer un autre morceau de papier dessus, aplatir la pâte à la main puis terminer au rouleau à pâtisserie jusqu’à ce que l’épaisseur soit de 2 mm. Faire ensuite des cercles à l’aide d’un emporte-pièce. Vous pouvez également utiliser n’importe quel emporte-pièce pour réaliser des formes originales. Disposer les morceaux sur du papier sulfurisé et enfourner pendant 15 à 20 minutes. 
 

La chantilly Mascarpone praliné :

– Une brique de crème fraiche au mascarpone du commerce
– Du praliné que tu regrettes pas d’avoir fait pendant le nougat glacé
 
Monter la chantilly au batteur. Quand elle commence à monter, ajouter dedans 3-4-5 ou 12 cuillères de praliné. Sincèrement, le dosage dépend du goût que vous voulez. Il faut mettre les doigts dedans pour tester 🙂 Hop au frigo !
 

La glace à la vanille :

Soit on prend une glace du commerce que l’on a au congélateur, et qu’on va remettre à température pour la dresser à la douille (et puis parce que la texture est bien plus agréable), soit on a une sorbetière et on la monte au dernier moment !

 

Pour la version sorbetière, voici ma recette fétiche :

– 1 gousse de vanille, ou vanille en poudre
– 50 cl de lait entier
– 6 jaunes d’oeuf
– 150 gr de sucre OU 100 gr de sucre + 50 gr de glucose (je préfère)
– 25 cl de crème entière
 
Amener le lait à ébullition. Comment très souvent, je préconise d’enlever le lait quand les petites bulles commencent à apparaitre. Chimiquement, quand le lait arrive à ébullition, on perd déjà en qualité puisque l’eau s’évapore, donc à éviter. Mettre la vanille avec la gousse et laisser infuser (si t’as de la vanille en poudre, bien sûr tu mets pas la boîte en plastique avec). Je conseille toujours de mettre un couvercle ou un film CUISSON dessus, ce qui permet de bien emprisonner les arômes !
 
Mettre les jaunes d’œuf dans un saladier et mélanger avec le sucre au fouet. Pas vraiment d’intérêt à les blanchir, puisqu’on va leur mettre du lait chaud dans la gueule, donc à moins d’avoir du temps à perdre, épargne toi ça.
Ah bah on y vient : leur balancer du lait chaud dans la gueule (la moitié!) et bien mélanger. T’as vu ? Tu les a blanchi et y a tout qui retombe? Bah j’avais prévenu … 🙂 Remettre sur le feu avec le reste du lait.
Faire cuire un peu et à feu pas trop fort, jusqu’à ce que la crème prenne. Un peu comme une anglaise, on évite de figer les jaunes d’œuf (quand tu tournes et que le tourbillon s’arrête, c’est que les jaunes ont complétement coagulé et qu’on passe les 85°). On essaie de les sortir juste avant ce stade là ! Ensuite mélanger avec la crème, enlever la gousse, et un bon coup de mixeur plongeant.
Tu peux remettre la gousse dedans pendant tout le refroidissement, c’est permis, et c’est meilleur (ça marche toujours pas avec la boîte en plastique).
Filmer au contact, et mettre au frais. Il faut que l’appareil soit très froid avant de turbiner. Alors ne pas hésiter à l’étaler sur un grand plat pour le faire descendre plus vite.

 

Turbinage :

On sort la glace du frigo, on enlève la gousse et on repasse tout ça au mixeur plongeant. Ça ne coûte rien et ça permet vraiment de lisser l’appareil.
On fait tourner, et on verse la glace dedans. (bon pour ça t’avais pas besoin de moi).
Turbiner pendant 15-20 bonnes minutes. En gros, moi je la sors quand elle a la consistance d’une glace à l’italienne.
Mettre en poche avec une douille cannelée et dresser très vite !
 

Dressage :

Faire des rectangles de pâte à l’emporte pièce (ou des ronds, ou des carrés, ou des triangles si t’as des bons souvenirs de ta maternelle)
Je dresse ensuite ma glace avec la douille cannelée, puis je dresse des petites rosaces de chantilly praliné.
Saupoudrer dessus tout ce qui passe pas la main. Des bouts de noisette, de crêpe dentelle, des copeaux de chocolat, un CD de C. Jérôme …
– Servir
– Ne plus entendre personne pendant 5 minutes
– Attendre qu’on demande du rab
– Dire non et garder les restes pour soi
 
Enjoy 😉