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Les nouilles chinoises au brocoli

Aujourd’hui, on va faire des nouilles chinoises au brocoli. Pour ça, il nous faut des nouilles chinoises, et du brocoli ! (comique de répétition). C’est un plat que j’aime beaucoup quand il fait un peu froid, c’est léger, c’est végétarien, et des fois, ça fait du bien ! Bon, tu te plains tout le temps que mes recettes c’est difficile, mais alors là, franchement je me suis mis à ton niveau. Si t’es paumé, surtout tu m’arrêtes hein …

ça c’est la liste des ingrédients. Si t’as jamais vu un brocoli en vrai, ça peut être impressionnant.

Pour faire ce magnifique plat il te faut : (pour 2 personnes)

  • – des nouilles chinoises (ah ouais ?)
  • – un brocoli (ah oui ?)
  • – 1 gousse d’ail
  • – 3 oeufs
  • – 1 shot de sauce soja (essaie pas de boire ça cul sec, ça fait tousser)
  • – quelques cacahuètes et du sésame pour la déco
  • – de l’huile de sésame

L’organisation : (attention, mets ton réveil à sonner, prépare toi deux jours avant, tout ça hein …)

Prend 2 casseroles et fais chauffer de l’eau. (ah oui, désolé je t’ai pas fait de photo). Dans l’une des deux tu mets du gros sel, et pas dans l’autre. Si t’as un doute, met une étiquette sur chacune. Attends l’ébullition.

Dans la casserole avec du sel tu mets les brocolis que tu auras coupé en morceaux, avec une gousse d’ail que tu auras écrasée avec la paume de la main, et dans l’autre les nouilles chinoises. Prend bien ta respiration ça va se compliquer.

Quand tu peux planter la pointe d’un couteau dans les brocolis tu les égouttes. Pour les nouilles tu fais pareil, mais c’est plus galère de mettre un couteau dedans. Alors dis toi plutôt que tu attends 3-4 min et que sur le paquet, ça doit être marqué que normalement c’est cuit.

Ensuite, tu vas mettre une cuillère d’huile dans un wok, et tu jettes tes nouilles dedans. Si tu veux ajouter de la difficulté à cette recette, tu peux les jeter une à une dans le wok, en reculant d’1m50. Tu perds 1 point par nouille à côté. Si tu veux encore ajouter de la difficulté, mets le dernier album de Mylène Farmer.

Au bout d’une minute tu balances ta sauce soja ( #balancetasauce ) et tes brocolis avec un oeuf. En parallèle, tu bats tes 2 oeufs restants et tu les fais bien cuire en omelette (oui, avec du beurre).

Et voilà, quand t’estimes que c’est cuit, c’est que c’est fini. Tu remets un petit trait d’huile sur le plat, un peu de sésame, quelques cacahuètes, et t’as fait à manger en 10 min. Si t’es en manque, tu peux aussi mettre un peu de poulet.

Je ne veux plus jamais t’entendre dire que je ne fais pas de recettes faciles.

 

Je t’aime quand même.

 

photo de recette facile

 

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L’île flottante

Et, voilà, on est à peine rentré en Septembre qu’il recommence à gueuler … Bah ouais mais on en a tellement ras le bol de payer des îles flottantes en brique 8 balles le long du port et qu’elles soient dégueulasses… Alors que là on va mettre tellement d’amour à faire ça que même Christian Grey il craquerait. Une île flottante avec du caramel au beurre salé et des cacahuètes … On remercie Christophe Michalak, responsable éternel de mes 3 kilos en trop. Et en plus en 30 minutes c’est envoyé !

île flottante au caramel beurre salé

On va diviser cette recette en 4 parties. La crème anglaise, la cuisson des blancs, le caramel mou et les tuiles de caramel. Cette recette est pour 6 personnes (ou 2). Go !

La crème anglaise :

– 5 jaunes d’œuf
– 80 de cassonade
– 2 gr de maïzena
– 350 gr de lait
– 100 gr de crème liquide
– 1 gousse de vanille
– Michalak ajoute une cuillère à café de Pastis. J’ai l’anis en horreur. Mets en une louche si tu veux, mais me fous pas ça sous le nez !

Il y a des tonnes de recettes de crème anglaise. Celle ci c’est pas forcément ma préférée mais sur une île flottante, la cassonade ajoute quelque chose que j’aime bien. Il faut faire très attention à rester vigilant toute la recette ! Un coup de flamme en trop, et c’est l’omelette assurée ! Prends aussi une vraie gousse de vanille. Ca change la vie …

On mélange au fouet dans une casserole, les jaunes d’œuf, la cassonade, la Maïzena. On ajoute le lait et on recommence. Je préconise si t’as le temps, d’infuser le lait en le faisant tiédir avec la gousse de vanille, une bonne heure. Sinon tu ajoutes la gousse au dernier moment. Et tu ne la retire qu’au moment de servir. Bon jusque là tu devrais y arriver.
On va maintenant cuire à la nappe (attention si t’as la recette originale de Michalak dans son bouquin « Le gâteau de mes rêves » il te dit d’aller à l’ébullition. Le gars il a fumé ce soir là je crois. Si ça bout l’œuf cuit, et c’est dégueulasse !
Donc on emmène un peu avant 85°. Tu remues avec une cuillère en bois (feu moyen) et quand la crème épaissit et que tu peux faire un trait avec ton doigt sur la cuillère, c’est que c’est cuit. Tu sors immédiatement du feu, car ça veut dire que tu es à quelques degrés de l’ébullition ! Le mieux reste de transvaser tout de suite ta crème dans un récipient très froid.
Si c’est trop cuit, tu peux rattraper un peu la texture avec un mixeur plongeant, mais franchement moi je trouve pas ça bon, ça a trop goût d’œuf. Jette moi ça dans les chiottes et recommence ! Quand ta crème est froide, tu lui ajoutes 100 gr de crème liquide entière. Pour la légèreté. Et à la fois c’est un dessert sans gluten. On peut pas tout avoir.

Le caramel au beurre salé :

– 200 gr de sucre
– 120 gr de beurre demi sel mou (on est chez qui là ?!)
– 200 g de crème liquide ENTIÈRE (t’façon ton régime est déjà foutu …)

Bon bah là, y a du beurre … (crie mon nom). On respecte quelques règles pour le caramel au beurre salé, on écoute bien tonton et tu pourras dire Kenavo toute ta vie quand t’auras passé Rennes. Oublie pas d’apprendre quelques mots d’Anglais, à l’ouest de Brest, c’est New York !
On va faire cuire (enfin TU vas faire cuire, moi j’sais le faire) le sucre en plusieurs fois. C’est pour éviter que tu crames tout. On va pousser sur un caramel brun. Pour te donner une idée, c’est juste avant que le caramel ne commence à sentir vraiment quand tu le cuis.
Dès que ta première couche de sucre devient colorée, tu ajoutes une autre couche, jusqu’à ce que tu aies tout mis.

Caramel brun

Caramel brun. Ne pas toucher.

Tu vas voir ça va très vite. Cette méthode évite que le sucre au fond soit cramé alors que le dessus non. Évite de mélanger d’ailleurs, ça ferait cristalliser le sucre.
Une fois que tu as une belle couleur brune, tu me balances ton beurre salé la dedans (en dehors du feu).

caramel

Du sucre et du beurre. Le nouveau parfum de Nolwenn Leroy.

Tu mélanges, tu mélanges, jusqu’à ce qu’il soit fondu complètement. Quand il est intégré complètement en sucre, tu verses la crème CHAUDE. Ça évite le choc thermique. Le beurre, lui est là pour stopper la cuisson, mais pas la crème. Il faut que les 2 appareils soient à même température. Ne porte pas ta crème à ébullition c’est pas nécessaire.

ile flottante caramel

Quand t’arrives à ça et qu’il y a du monde autour de toi, saisis cette casserole et barre toi en courant.

Une fois que tout est mélangé, remets ça sur le feu 30 secondes en fouettant et voilà, c’est fini. Tu peux éventuellement mixer si tu as des petits bouts, mais si t’es high level, pas besoin.
On laisse de côté et on ne met pas son doigt dedans. C’est chaud !

Les tuiles :

T’es chaud du caramel ? Moi aussi ! Et on recommence ! Tu refais un caramel (100 à 200 gr ça suffira amplement) et tu l’emmènes aussi au brun. Tu le sors tout de suite du feu quand c’est le cas, et tu le mélanges avec une cuillère en bois ou une exoglass. Tu fais des jolis dessins sur un papier sulfurisé, et tu pourras ensuite les décoller et les casser quand il aura refroidi. Si tu veux plus de détails, va voir la super recette de coupe glacée à la fraise ! Je t’explique tout dedans.
Je t’ai jamais précisé, mais pour enlever le caramel qui colle de tes casseroles, tu ne les laves surtout pas. Tu les remplis d’eau et tu les remets à bouillir ! Jusqu’à ce qu’il n’y a ait plus aucun caramel et qu’il ait fondu. Ensuite tu peux les laver 🙂

Les blancs en neige :

Ze fynôl. J’aime bien les faire au dernier moment pour garder la texture. Sinon ils retombent un peu.
Tu récupères les 5 blancs d’oeuf du début de la recette et 50 gr de sucre.
Tu vas monter les blancs tout doucement avec amour, en ajoutant le sucre en 3 fois. Moi je les mets dans des moules silicone demi sphère c’est plus simple à gérer à démouler. Mais tu peux mettre ça dans ce que tu veux. Tu les passes 3-4 min au four à 90° et voilà c’est prêt.

Dressage :

Tu peux dresser dans une assiette creuse, à pâtes, ou alors en terrine, dans un verre à martini, ce que tu veux … J’te passe les détails du : tu mets la crème anglaise, avec le blanc au dessus. Ensuite tu mets le caramel au beurre salé. Tu peux aussi si tu veux faire un trou dans le blanc en neige, avec une cuillère parisienne chauffée, et mettre le caramel dedans.
Tu casses un bout de décor caramel, et tu le plantes dans le blanc. Balance moi des cacahuètes non salées la dedans et kiffe. C’est très important la cacahuète. Ca donne un truc juste fou à ce dessert. J’te préviens on va t’en redemander une deuxième. Prévois la dose double …

Voilà ! Tu viens d’atteindre l’olympe en faisant 3 fois rien. Recommandation de base, mais néanmoins utile : on ne sert pas une île flottante froide. Une crème anglaise se mange un peu en dessous de la température ambiante. Mais surtout pas glacée ! Et bien sûr on la dresse au dernière moment ! Pour avoir les différentes textures. C’est pas le temps que ça prend …

Amuse toi bien et pense à moi !

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Le Bo Bun

Cela fait très peu de temps que je découvre et commence à apprécier la nourriture asiatique. Il y a encore quelques mois, malgré les amis qui me faisaient découvrir les bonnes recettes ou restos, impossible d’accrocher mis à part certains plats comme le porc au caramel (gros post et gros debrief à venir la dessus bientôt!). Et un jour, miracle ! Le Bo Bun ! Après en avoir dévoré plusieurs et après avoir appris à me familiariser avec tous ces nouveaux goûts voici la recette que j’en ai tiré, avec tout ce que j’aime. Ce n’est pas si compliqué à faire mais il y a un peu de taff quand même … alors au boulot !

Recette de Bo Bun

Pour 4 personnes, je prends environ 400 grammes de viande. Pour moi ce ne doit surtout pas être la dominante de ce plat ! Je préfère le paleron, c’est un morceau souvent oublié et qui est très goûtu et idéal pour être passé au wok. Macreuse, ou rumsteak ce sera aussi super. D’ailleurs le paleron, à gratter au couteau, ça fait des super tartares !

Il faudra avoir dans ses placards : (bon ok, moi j’ai un Paris Store vraiment à 100m de chez moi …)

– huile d’arachide
– huile de sésame
– sauce soja
– miel
– sauce Nuoc Mam
– Oyster sauce
– 1 tige de Citronnelle
– 1 carotte
– 1 concombre
– Coriandre et menthe fraiches
– quelques cacahuètes
– 1 oignon
– des spaghettis de riz
– des pousses de soja

La viande marinée :

Mélanger dans un petit récipient :
1 cuillère d’huile de sésame, 2 cuillères de sauce soja, 1 cuillère de miel + 1 pincée de sucre, 1 cuillère de sauce Nuoc Mam, 2 cuillères d’Oyster sauce, 1 bâton de citronnelle épluché et taillé un petits tronçons ainsi qu’un demi oignon grossièrement taillé (il faudra l’enlever à la cuisson sinon en petits bouts il va brûler)

Découpez le paleron (ou ce que vous avez trouvé ^^) en lanières (la taille idéale consiste à pouvoir le manger avec des baguettes). Il ne faut pas que la marinade dure trop longtemps, aucun intérêt, 30 min au max, le temps de préparer toute la garniture.

Les spaghetti de riz :

On fait bouillir de l’eau, et on enlève du feu, le riz n’a pas besoin de cuire trop longtemps. On plonge pendant 3 minutes environ. On ressort ensuite les spaghetti qu’on plonge dans l’eau froide sinon ils collent. Et si tu les enlèves de l’eau ils recollent. Et si tu les remets dans l’eau ils se décollent, si si tu verras, c’est super marrant comme jeu. (bon je n’ai toujours pas trouvé la solution pour qu’ils se décollent quand ils sont hors de l’eau, mais toi tu vas me le dire).

Préparation des garnitures :

Bon, là, ça se gâte un peu. C’est le côté chiant. Il faut prendre les concombres et les carottes, et les tailler.
Si t’as une mandoline, pas besoin d’éplucher, il faut tailler dedans en éliminant ceux avec la peau. Si pas de mandoline, il faut éplucher, puis tailler au couteau le plus finement possible pour faire des lamelles.
Broyer les cacahuètes à coup de pilon dans le mortier (c’est très médiéval comme phrase…), et découper des feuilles de menthe et de coriandre. Réserver tout ça jusqu’au dressage.

Cuisson :

Mettre de l’huile d’arachide dans un wok et faire chauffer à vif.
Alors là, âmes sensibles s’abstenir. Moi qui suis un fervent défenseur de la viande bleue, on va se le dire tout de suite, ça fonctionne pas du tout ! Ce qui est le plus intéressant dans cette cuisson, c’est les sucs qui vont se dégager et d’avoir une viande qui se tient, pour la texture, point. Le reste, la saveur, ça devient assez secondaire puisque c’est la sauce qui fait tout. Il faut vraiment faire cuire la viande jusqu’à caramélisation et qu’elle forme une croute. En gros on fait tout cramer. N’oubliez pas d’enlever les oignons sinon ils vont brûler aussi. Vous pouvez les couper en petits morceaux pendant la cuisson pour les ajouter après.
Une fois que c’est fait, je jette mes spaghettis égouttés qui collent dedans pour les faire colorer mais FEU ÉTEINT ! Il y a vraiment les deux écoles. Soit on les mets froids au dressage, soit on les fait mariner dans le wok. J’aime les deux, mais j’ai une préférence quand ils sont chauds. Si jamais t’es bipolaire, tu peux faire moitié moitié.

Dressage :

On sort ses plus belles assiettes creuses type italiennes, ou alors un joli bol Mickey.
On répartit ce qu’il y a dans le wok pour tout le monde. Ensuite j’ajoute les lanières de légumes crus, une bonne dose d’herbes fraiches (voire de la salade en petites feuilles) et le must have c’est des jeunes pousses de coriandre qui vont exploser dans la bouche. Choix personnel, je ne mets pas de sauce avec, je trouve que la marinade caramélisée suffit amplement ! On peut aussi ajouter des nems de porc ou de bœuf avec, c’est au choix, mais je trouve que ça alourdit un peu la friture. Le but de cette cuisine étant d’être légère et super digeste pour le midi ou le soir. Au dernier moment, mettre une pincée des cacahuètes broyées avec amour (cacahuètes non salées si possible).

Version pique-nique :

Si on a un peu de temps devant soi pour préparer ça la veille, ça fait des miracles au boulot, et ça rend fou les collègues.
Il faut faire deux récipients. Un avec les spaghetti que tu n’as pas mis dans le wok et qui collent, les carottes, les concombres et tout ce qui s’en suit (bah ouais, tu vas pas venir avec ta passoire au taff, sois sérieux 2 minutes) et un autre avec la viande, et les nems si y en a.

Enjoy 🙂